« Pourquoi conserver la mémoire des entreprises est-il essentiel pour notre patrimoine historique : focus sur l’industrie du luxe »

Paris, capitale historique de la mode

La France, à travers sa capitale parisienne, est une figure de proue du monde de la haute couture. Né sous Louis XIV avec les toilettes des dames de la cour de Versailles, le sens de l’élégance à la française se poursuit grâce aux marques incontournables de la mode actuelle (Chanel, Cacharel, Jean Patou, Balenciaga ou Dior). Partout, on essaie d’imiter « la Parisienne » souligne Matthieu Riffi, responsable Business Development d’une société spécialisée dans la numérisation d’archives patrimoniales d’entreprise et passionné de mode. Les grands créateurs du 20e siècle ont tous débuté à Paris, comme le prouvent les parcours d’Yves Saint Laurent, Pierre Cardin, Christian Lacroix ou encore Jean-Paul Gaultier et Thierry Mugler.

La haute couture constitue une partie de l’ADN patrimonial de la France. Elle y fait d’ailleurs l’objet d’un statut particulier puisqu’il s’agit d’une appellation juridiquement protégée depuis 1945, rappelle Matthieu Riffi. La question de la sauvegarde de son histoire en est d’autant plus cruciale.

La mémoire d’entreprise et la haute couture

Si les plus grandes maisons de haute couture française occupent le devant de la scène depuis plus de 200 ans, elles ont pour cela dû organiser une transmission du savoir-faire et des connaissances développées au fil des décennies.

En effet, la plupart des maisons réputées n’auraient pu survivre si aucune stratégie de capitalisation des connaissances n’avait été mise en place, explique Matthieu Riffi. Dans un contexte fréquent de mobilité de la main d’œuvre, de départs à la retraite ou parfois de licenciements massifs, la conservation des savoirs et des savoirs-faires est devenue essentielle au maintien et à la croissance d’une entreprise, y compris dans le secteur de la mode et le marché du luxe. Il s’agit de pouvoir gérer ses connaissances, faciliter leur accès à tous les employés et permettre leur réutilisation pour assurer une continuité de service et de qualité du travail.

Conserver son patrimoine : un enjeu de taille pour les Maisons de Couture françaises

Dans la mesure où la haute couture française relève d’un patrimoine historique et qu’elle a besoin de rester à l’avant-garde de la mode tout en gardant en tête les réussites du passé, la question de la sauvegarde de la mémoire des Maisons de Couture s’impose comme une évidence, souligne Matthieu Riffi.

La valeur d’une Maison de Couture se bâtit ainsi non seulement sur du talent et des ateliers compétents animés par la même passion et le goût de l’excellence mais aussi sur un nom, une histoire, un patrimoine et un savoir-faire. Des éléments que la maison de couture doit apprendre à conserver et à transmettre aux derniers arrivés.

La numérisation de la mémoire d’une entreprise au cœur de la question de sauvegarde de son patrimoine

La problématique autour du stockage des données se pose alors. Comment conserver la masse de documents d’entreprise, d’articles de presse, de photos, de comptes-rendus, etc. qui s’accumulent au fil de l’histoire d’une maison de couture et qui restent les meilleurs témoins de celle-ci.  Pour pallier tout problème de logistique, d’espace, de sécurité ou de dégradation, la numérisation des archives patrimoniales d’une entreprise s’avère essentielle dans le cadre d’un projet de sauvegarde de la mémoire d’entreprise, nous dit Matthieu Riffi, qui offre ces services à plusieurs enseignes de la haute couture française.

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